politique provinciale


Bon, je dois l’avouer. J’avais mes propres préjugés face aux “étranges” juifs orthodoxes/hassidiques; ces énergumènes qui, parfois, vont jusqu’à traverser la rue avec leur marmaille pour ne pas nous croiser et semblent tous nous regarder de haut.

Je dois l’avouer. J’avais tort de généraliser de la sorte.

Il se trouve que j’ai eu la chance de visiter une superbe synagogue orthodoxe. Nous avons été acueuillis merveilleusement bien par un rabbin, qui, je l’espère était la norme plutôt que l’exception. Il a tout simplement été charmant. Répondant à nos questions dans le meilleur français dans les circonstances (il était tout de même né en Israël, vécu à Winnipeg et à Vancouver pour la majorité de sa vie et pratiqué à Westmount avant de se retrouver à Outremont…) et faisant des références à Madonna dans un humour subtil, il a su nous montrer, qu’effectivement, c’est la peur de l’autre qui nous ridiculise dans nos idées préconçues.

À monsieur le Rabbin: Mavel Tov!

Ceux qui prennent l’autobus 51 au métro Laurier durant les heures de début et de fin de classes l’auront sûrement remarqué; des étudiants du fameux Collège Rachel ne font jamais la file. Plutôt, ils attendent tranquillement à l’intérieur du métro (à l’abri du froid) que l’autobus arrive avant de sortir en troupeau d’animaux pour dépasser tout le bon monde qui s’est gelé pour pouvoir entrer dans ledit autobus. Pourquoi? Parce qu’il y a toujours quelqu’un pour les laisser passer.

Il faut mentionner que la plupart de ses étudiants sont noirs. On les laisse passer et si quelqu’un chiale? C’est un raciste. Ben, moi je chiale. Et j’ai de très bons amis noirs. La différence? Mes amis ont le sens du civisme et je les respecte. L’exemple de l’autobus 51 est tout simplement un exemple stupide d’accommodements déraisonnables.

On est bien loin du temps de Rosa Parks et, pourtant, si l’on en croit la mémoire collective, il faudrait favoriser ces gens dans le transport en commun pour réparer le tort. Ça me dépasse. Surtout qu’on n’est pas aux États-Unis, le Québec n’a jamais été un État ségrégationniste que je sache.

Et si la raison que je donne pour ce genre de comportements n’est pas la bonne. Je voudrais bien entendre ce qui pourrait justifier le peu de tact que ces étudiants usent.

Encore là, heureusement que c’est un phénomène encore non-généralisé.

La réponse se tient en une seule petite phrase. Elle a autant de charisme que mon gros orteil. En fait, mon gros orteil a probablement plus de charisme que cette femme-là.

Je suis une souverainiste nouvellement convertie. Bernard Landry et André Boisclair avaient tous deux le charme qu’il fallait pour représenter le mouvement souverainiste. À côté, Pauline Marois est aussi sèche et rigide qu’une arrière-vieille-tante qui ne veut pas mourir.

C’est triste à dire, mais sérieusement Pauline, t’aurais dû rester dans ton château de l’Île Bizzard. On aurais pu garder de toi une belle image de looser de deuxième ordre, tes traits flous dans la mémoire collective, et même quelques soupirs de nostalgie (du temps où tu fouttais la merde en éducation). Mais le mal est fait, tu es là dans les Unes quotidiennement et personne ne te regrettera plus.

Aussi, la question se pose. Pour qui est-ce que je vais voter? La nouvelle politique de Pauline me flatte à rebrousse poil. Mario Dumont me fait carrément peur. Jean Charest reste un imbécile. Les gens de Québec Solitaire sont trop des hippies finis. Je vais peut-être voter pour les Verts. Scott MacKay me semble sympathique.